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mercredi 14 mars 2018

Des repères pour les familles dans l’église-5- Des repères sociaux

Dès le jardin d’Éden, Dieu avait donné des repères et un rôle à Adam :

«L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. »
Genèse 2-15

Dieu lui a donné une mission, celle de cultiver et garder le jardin. Puis il lui a dit qu’il pouvait jouir librement des merveilleux fruits du jardin. Enfin, il lui donné une limite claire et précise et a expliqué ce qui arriverait si il venait à la dépasser. Puis le serpent est arrivé. Le mensonge du serpent est le même aujourd’hui : Et si l’herbe était plus verte hors du jardin, hors du cadre prévu par Dieu ?
Dans une relation extra-conjugale? En passant outre l'enseignement de mes parents? De même, la conséquence de la désobéissance est elle aussi identique de nos jours : la honte, la peur, l’accusation et les relations de confiance brisées.


Je sais bien que je ne peux pas faire tout ce que je veux, quand je veux et avec qui je veux, ni avoir tout et tout de suite. Pourtant c’est bien ce que pensent tous les enfants quand ils viennent au monde! Le mot limite ne sonne pas bien à nos oreilles. Cependant, si elles sont adaptées, elles sont des repères sécurisants. Les parents jouent leur rôle protecteur envers leurs enfants en posant un certain cadre autour d’eux. Le besoin de se sentir en sécurité est vital pour l’être humain. Fortifié par le sentiment d’être protégé par Dieu et par ses parents, l’enfant peut être confiant, s’épanouir, faire face aux autres, expérimenter de nouvelles choses et ainsi jouer son rôle dans la société.
Nous ne sommes pas les "copains" de nos enfants, nous devons assumer pleinement notre rôle d'éducateur et savoir dire non quand il le faut sans avoir peur de perdre leur affection.
Dieu lui même n'a pas peur de nous reprendre et heureusement....

De manière générale, dans le domaine des relations sociales, je dois comprendre l'idée selon laquelle, ma liberté s’arrête où commence celle de l’autre.

Dans Matthieu 7-12, Jésus nous rappelle:
"Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes."
Voilà un bon conseil pour la vie en société. 
Le principe de droit est relié à celui de devoir tout comme le principe de liberté est relié à celui de responsabilité. Ils sont indissociables, l'un ne va pas sans l'autre.
Finalement en respectant l'autre, je me respecte moi-même. Au sein du foyer, cela permet d'éviter d'osciller entre le fonctionnement de l'enfant-roi et celui du parent-tyran.
De plus, si ces principes s'exercent dans la famille premièrement, il sera plus simple pour chacun de les mettre en pratique à l'extérieur.


Dans la famille, on pourrait par exemple :


- Donner des limites claires et adaptées à l’âge et au jeune. Il faut qu’il sache : " Ma liberté commence à ce point et elle s’arrête à celui-là." Par exemple : Je peux sortir avec mes amis, mais je dois rentrer pour le dîner.

Voici un livre que je recommande à ce sujet. Il est très souvent revenu sur ma table de chevet.



- La politesse : Bonjour, merci, s’il te plaît. 3 mots qui en disent long. Expliquez à vos enfants pourquoi ils sont indispensables dans les relations et exigez qu’ils les utilisent dès le plus jeune âge!



- Nous avons tous nos propres limites physiques, émotionnelles... et elles influent sur nos relations.
Prenez le temps en famille pour exprimer tour à tour les vôtres et engagez-vous à les respecter mais aussi à les faire respecter. Par exemple : si je n’ai pas au moins 9 h de sommeil, je me sens irritable ou bien je me sens tellement mieux pour discuter après mes 2h de sport ! ou encore je n’aime pas qu’il y ait trop de monde autour de moi…


Dans l’Église :


- Composer un groupe de famille disponible de temps en temps pour s’occuper des enfants d’une maman/papa célibataire. Souvent c’est épuisant pour le parent seul d’assumer d’être l’unique figure d’autorité pour l’enfant sans avoir l’appui d’un conjoint.


- Laisser aux familles la liberté de servir ensemble dans l’Église, de se tromper, d’essayer et de découvrir. Elles doivent savoir qu’elles ont un rôle à jouer dans la société. Dieu a un appel spécifique pour chaque famille. En servant dans la communauté, les domaines et la manière dont elles peuvent devenir des "repères vivants" pour leur entourage se révèle plus clairement.
Les barrières autour du jardin d'enfants n'ont d'autre fonction que celle de leur permettre d'être entièrement libres à l'intérieur. L'église est un lieu sécure, un lieu-repère, où les familles doivent pouvoir revenir régulièrement pour expérimenter sans pression.


- Attribuer une personne référente qui va rencontrer la famille, l’encourager et prier avec eux. Les enfants n’ont de cesse à tester les limites, c’est parfois déstabilisant et surtout fatiguant pour les parents de tenir ferme sans pour autant devenir « irritants » envers leurs enfants. Un peu de soutien leur fera du bien .


- Donner aux parents plus de place dans les moments clé de la vie d’Église : partage de la sainte cène en famille, prière pour les enfants avant de les envoyer vers les classes d’âge…. Cela permet de reconnaître et d’affirmer leur autorité parentale.



- Démarrer un groupe Quartier libre pour transmettre des repères de vie en société aux enfants de nos quartiers.
Ces groupes visent principalement à rejoindre les enfants là où ils habitent, apprennent et jouent en vue d’un travail d’animation et de prévention basé sur des valeurs chrétiennes.
Il s’agit d'un programme de rue dynamique et créatif composé d’activités diverses telles que chants, histoires, jeux, ateliers, goûter, etc.
Il a été rapporté des Etats Unis (Metro Ministries avec Bill Wilson) par les fabricants de joie.




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Pour finir cette série d'articles " Des repères pour les familles dans l'église", je vous propose une petite illustration :



" La danseuse qui ne trouve pas au sol la marque en forme de croix qui l’aide à repérer la position où elle doit revenir pendant la chorégraphie sera complétement perdue et incapable d’évoluer sur la scène. Tout son talent et son travail de préparation ne lui sera d’aucune utilité dans ce cas.





La scène de la vie est bien trop grande et trop complexe pour pouvoir y évoluer sans retourner régulièrement vers nos repères et donc, vers notre père."

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